Les Editeurs Libres à Toulouse le 26 juin : convivial et festif
Le lancement de la nouvelle activité « Edition d’art : osons l’art pour tous » a été l’occasion d’organiser une soirée en partenariat avec la galerie associative Lulu Mirettes, 28 rue Caraman à Toulouse.
Dans une petite rue du centre de la ville rose, la galerie Lulu Mirettes, parée d’un rouge vif, invite le curieux, l’érudit ou le salarié des alentours à passer l’entrée et découvrir l’espace aux multiples identités. La première salle d’exposition accueille le travail d’un artiste, à un rythme mensuel. Parsemé de tables, de chaises et de canapés, l’atmosphère pose la philosophie de l’endroit. Ici, vous avez le droit de prendre votre temps, de déguster une boisson, de discuter avec les artistes, maîtres des lieux, et peut être aurez-vous le privilège de vous rendre sous la verrière, là bas au fond d’un couloir. Sous la lumière propre à chaque saison, ils créent, entourés de peintures, de toiles inachevées, d’un univers encombrés de toutes sortes d’objets.
La galerie cache une deuxième pièce située dans le sous sol. Vieilles briques, sol brut, fraîcheur caractéristique des caves et, aussi, lieu atypique d’exposition.
Voilà donc le lieu que la maison d’édition, Les Editeurs Libres, a choisi pour créer son premier évènement.
Les œuvres de Mélanie Body, Ghica Popa, Ben, Rémy et Osat, premiers artistes qui collaborent à l’activité d’édition d’art/shop art, ont investi la galerie. Sur le support toile souple, les reproductions fidèles aux originaux, conservent l’énergie et l’identité des univers créatifs de chacun. Ce procédé permet de proposer des prix accessibles, dans une fourchette de 30€ à 100€ selon les formats tout en respectant les couleurs, les contrastes.
Ainsi nos invités ont découvert Mélanie Body et ses peintures d’apparence naïve qui, pourtant, dégagent une analyse cynique des rapports humains dans notre société. Ghica Popa, l’artiste roumain et son graphisme, à la fois acéré, fluide, minimaliste, étale des « villes-systèmes » à la fois vides et envahissantes. Ben et son travail de « travestissement » de Paris qui intègre, dans des vues à forte rêverie touristique, des icônes symboliques totalement décalées. Rémy, qui blanc sur noir, de jeux de mots en coups de crayon apurés, interpelle le monde sur une ruralité populaire oubliée, entrailles d’une France urbanisée. Osat, le jeune graffeur ; à travers l’agilité de ses doigts, la bombe met en scène un poussin vert-jaune. Dessiné en gros plan, il vit des moments d’identités populaires, symboles de codes socioculturels qui, peut être, trépasseront, un jour.
La soirée a été également l’occasion de présenter nos trois collections de livres qui, parallèlement à la richesse des thématiques, séduisent, par le graphisme audacieux de leur couverture, et ce, de façon unanime. L’expérience fut si excellente que nous sommes impatients de la renouveler. Quoi de plus stimulant que de discuter avec ceux qui nous découvrent, nous soutiennent et nous accompagnent…